Liquidation judiciaire : le fonctionnement du processus

Une liquidation judiciaire se passera lorsqu’une entreprise n’est plus en mesure de payer ses dettes. Mais un certain nombre de critères sont requis afin de procéder à cette liquidation. Elle ne peut être réalisée qu’à la demande de ses dirigeants ou des tiers aptes à la décision.

Initialisation d’une liquidation judiciaire

Il existe une similitude en matière de liquidation judiciaire et de redressement. Le principal rapport se repose sur les textes utilisés. Tout individu exerçant des activités entrepreneuriales peut profiter d’une liquidation judiciaire. Afin d’en procéder, les dirigeants ou les actionnaires signataires doivent approuver l’incapacité de paiement de l’entreprise. Cela consiste à démonter qu’elle est à court de son passif et de son actif. Une audition de chaque dirigeant sera alors effectuée par le tribunal, suivant la demande d’initialisation d’une liquidation judiciaire. Après l’aval du tribunal, certaines informations seront requises auprès de toutes les parties de l’entreprise. Cela permet au tribunal de rejeter ou accepter la demande. Une commission, composée des organes, sera ensuite désignée afin d’entamer le processus. Elle comprend :

  • Un juge-commissaire
  • Des contrôleurs
  • Un représentant des employés
  • Et un liquidateur

L’entreprise durant la liquidation judiciaire

L’entreprise est gérée par un liquidateur, pendant la période de la liquidation judiciaire. Cependant, le dirigeant n’a plus le droit de l’administrer. De plus, il doit fournir complètement toutes les informations nécessaires aux opérations de la liquidation judiciaire. Les plus importants sont l’inventaire et les différents comptes. Aucune opération financière n’est permise durant cette période. La mission principale du liquidateur judiciaire est d’effectuer l’inventaire des biens de l’entreprise et leur évaluation. S’il existe encore des contrats des employés en cours, il peut procéder à leurs licenciements. Il est le seul qui peut gérer l’entreprise. Après ces processus, l’entreprise pourra continuer son activité durant une période déterminée. On pourra envisager à la vente partielle ou totale de l’entreprise, si cela s’avère indispensable. Pour cela, elle peut encore continuer son activité durant une période de trois mois renouvelables.

Les sorts probables de la liquidation judiciaire

En ce qui concerne l’entreprise, le tribunal du commerce peut délivrer une ordonnance, visant à cesser l’entreprise. Cela permet de garantir qu’elle n’exerce pas des activités autonomes. En fonction de la dette, sa vente peut être partielle ou totale. Pour sa vente, l’offre doit être publiée afin d’appâter les acheteurs potentiels. Le tribunal cesse le plan dès qu’une offre sérieuse se manifeste. La vente peut se faire séparément ou entièrement. La voie peut également être effectuée par des enchères ou à l’amiable. Toutefois, dès la liquidation du patrimoine, le liquidateur peut trancher le prix de vente, en fonction de la valeur des créances. Quant au dirigeant, le tribunal annonce la fermeture du processus de la liquidation judiciaire. Deux motifs sont probables, dont l’abrogation de passif ou le défaut d’actif.

Les cinq circonstances pour lesquelles vous pouvez contester une contravention devant un tribunal ?

Une défense technique interviendra lorsqu’une personne est accusée pour une infraction. Il existe des raisons légales de contester une contravention. Lorsque vous en recevez une, considérez les circonstances suivantes avant de la contester. Si l’une d’entre elles vous concerne, engagez un avocat en droit pénal pour vous assister dans le processus.

1.    Implication pénale

Si la contravention est pour un délit grave, elle pourra être une conduite imprudente ou en état d’ivresse. Ne pas se battre pourra vous valoir une peine de prison. Même si vous évitez la prison, l’obtention d’un nouveau PV pourra entraîner des peines encore plus lourdes. Si c’est la situation à laquelle vous êtes confronté, vous pourrez prendre les mesures préliminaires. Vous devrez lutter contre l’accusation en plaidant « non-coupable » et en obtenant une date de comparution devant le tribunal.

2.    Définition juridique

Si vous avez reçu une contravention, vérifiez l’accusation exacte à laquelle vous êtes confronté. Faites des recherches sur cette accusation afin de déterminer les éléments que l’accusation doit prouver pour s’acquitter de sa charge. Lisez la loi en question pour analyser si votre conduite relève effectivement de la loi. Par exemple, l’excès de vitesse est le fait de conduire à une vitesse déraisonnable qui met les autres en danger. Si vous roulez à une vitesse raisonnable, l’accusation ne pourra pas s’acquitter de sa charge.

3.    Antécédents de conduite

Vous risquerez de perdre votre permis de conduire si vous avez accumulé trop de points. Il en va de même si vous êtes confronté à une accusation similaire pour laquelle vous avez déjà plaidé « coupable ». Si vous confrontez un cas similaire, envisagez de vous battre contre la contravention en engageant un avocat. La perte du permis de conduire peut signifier une perte d’indépendance. Elle peut avoir un impact important sur votre capacité à travailler.

4.    Disponibilité de l’agent

Dans de nombreuses juridictions, une contravention mineure sera rejetée si l’agent citant ne se présente pas au tribunal. Comme beaucoup de contraventions ne sont pas contestées, un agent peut ne pas croire que sa présence sera nécessaire au tribunal. En outre, si l’émetteur du PV est en sous-effectif, ses agents ne peuvent pas se rendre systématiquement au tribunal pour les contrôles routiers. Certains défendeurs demandent une prolongation de l’audience prévue dans l’espoir que l’agent ne sera pas disponible à la date prévue.

5.    Défenses potentielles

Pour les contraventions, vous disposez de deux types de défense : les défenses basées sur les faits et les défenses techniques. Les défenses basées sur les faits sont celles qui sont pertinentes pour votre situation particulière. Par exemple, il est possible que le policier n’ait pas pu voir l’infraction présumée. Ou un policier vous a arrêté lorsqu’un véhicule similaire a commis l’infraction. Ayez des preuves pour étayer votre version des faits, comme un témoin oculaire qui a vu éviter une collision.

Les procédures d’un procès criminel dans une salle d’audience

Un procès est une procédure où tous les faits d’une affaire sont entendus et où un juge ou un jury prend la décision finale au sujet de l’affaire judiciaire. L’objectif d’un procès criminel consiste à éclaircir des faits relatifs à un crime pour déterminer si l’accusé a commis le crime.

·      Le procès

Au début, chaque partie est habilitée à une déclaration préliminaire. Ensuite, le procureur présente la preuve qui peut prendre la forme de déclarations faites par des témoins et d’éléments tels que des photos, l’arme du crime, des enregistrements audibles ou des vidéos. Quand le procureur a fini d’interroger ses témoins, l’avocat de l’accusé pourra les interroger pour vérifier leur fiabilité, c’est le contre-interrogatoire. Puis, l’avocat présentera la preuve de l’accusé. Si l’avocat soulève des faits nouveaux que le procureur ne pouvait pas prévoir, le procureur pourra répondre à cette nouvelle preuve. Les plaidoiries orales résument la preuve au bout du procès. Les avocats s’adressent au juge et résument leurs versions des faits, les lois et les règles de droit qui devraient être utilisées et la conclusion à laquelle le juge devrait arriver.

·      Le verdict

Si le jury déclare l’accusé non coupable, on parle d’acquittement et l’accusé est libéré. L’accusé ne sera plus jugé pour le même crime. C’est ce qu’on appelle la double incrimination. Un verdict de non-culpabilité n’est pas un verdict d’innocence. Cela signifie simplement que le jury n’était pas convaincu que l’accusé était coupable sans un doute légitime. L’arrestation figurera toujours dans le dossier de l’accusé, avec l’acquittement. Si un défendeur a été arrêté et accusé à tort et qu’il veut faire retirer son arrestation de son dossier, une audience visant à déterminer l’innocence de fait du défendeur doit être tenue devant un juge. Il est souvent beaucoup plus difficile de prouver l’innocence des faits que de soulever un doute raisonnable sur la culpabilité. Mais, si l’accusé est jugé coupable, il sera donc passible d’une peine.

·      L’appel

Si le prévenu est jugé coupable, il a le droit à un processus d’appel. Il y a de nombreuses raisons d’interjeter l’appel d’une affaire criminelle, mais les appels sont également très difficiles, il faut consulter l’avocat pour assurer ce qui est le mieux. Il y a aussi des délais importants qui s’appliquent aux appels. Si la date limite est dépassée, l’appel sera rejeté. Dans les cas de délits-mineurs, le dépôt d’un avis d’appel sera dans les trente jours, contre soixante jours suivant la date du jugement ou de l’ordonnance pour les affaires criminelles. L’appel n’est pas un nouveau procès. La cour d’appel peut examiner les éléments de preuve présentés au procès pour voir si le tribunal de première instance a commis une erreur de droit dans la façon dont les témoignages ou les preuves ont été reçus.

L’audience au tribunal

Vous êtes convoqué au tribunal ? Les questions se bousculent quand le jour de l’audience s’approche. Voici ce que vous devez absolument retenir.

Qui sont les personnes présentes sur l’estrade ?

Pour mieux vous préparer, sachez qu’au centre se placera toujours le Juge principal. Pour l’appeler, vous devez utiliser « Monsieur – ou Madame – le Président » :

  • S’il s’agit d’un Juge du Tribunal de Commerce (accompagné de deux autres juges, assis de chaque côté de lui) et du juge d’Instance, vous le reconnaîtrez par sa robe noire. Si vous êtes amené à adresser la parole aux Assesseurs, dites « Monsieur – ou Madame – le Juge ».
  • Le Juge de proximité quant à lui s’habille « en civil » mais porte une médaille.

A part le Juge, le Greffier porte aussi une robe noire. Très facile à reconnaître, ce dernier se charge de prendre note de ce qui se dit à l’audience et de vérifier si la procédure a été faite dans les formes. Un Conciliateur de justice peut également être présent dans certains tribunaux.

Les règles de fonctionnement de la procédure

Devant la justice, il existe un principe essentiel, il s’agit du principe du contradictoire. Il oblige les parties à se faire connaître à l’avance les arguments ainsi que les justificatifs qu’elles vont utiliser le jour de l’audience. Le Juge a pour rôle de vérifier que c’est bien le cas. Dans tout procès, il est ainsi impératif que :

  • Le défendeur est toujours informé qu’une action en justice est lancée contre lui. Le tribunal le convoquera pour le notifier. Cela lui permettra en effet de se comparaître ou bien se faire représenter par un avocat lors de l’audience.
  • Les deux parties s’envoient mutuellement, et ce avant l’audience (et surtout pas au dernier les documents et arguments qu’elles vont exposer au juge le jour de l’audience. Tout moyen peut être utilisé : poste, mail ou autres. Dans le cas échéant, le juge pourra renvoyer l’affaire à une autre audience afin que chaque partie puisse avoir le temps de prendre connaissance des documents et arguments du camp adverse et de préparer ainsi sa réponse.

L’audience et son déroulement

Le jour de l’audience, la présence des parties est indispensable, car souvent la procédure est orale. Si l’une des deux parties est absente, elle rate l’occasion de défendre ses intérêts alors qu’elle sera toujours jugée. Contrairement à ce qu’on croit, une audience se déroule bel et bien simplement, seulement, quelques règles sont à connaître :

  • Lors de l’audience, retenez bien que quand le Juge entre dans la salle ou en sort, vous devez toujours vous lever.
  • Le juge ou le greffier lance ensuite l’appel des causes pour s’assurer que tout le monde est présent et que le dossier est prêt à être plaidé ou s’il doit être renvoyé à une date plus éloignée.
  • À l’appel de chaque affaire, le demandeur parle en premier puis la parole sera donnée au défendeur. Le juge pose souvent des questions s’il veut plus de renseignements.
  • Ne jamais couper la parole au tribunal, car chacun doit parler à son tour.
  • Si vous souhaitez prendre la parole, vous devez toujours demander l’autorisation au Juge.
  • Le dossier contenant vos pièces justificatives est à remettre à la fin de vos demandes.
  • À la fin de l’audience, le Juge indiquera à quelle date il rendra sa décision. Elle sera renvoyée à chacune des parties par la Poste. Si des pièces lui manquent pour trancher l’affaire, il peut renvoyer l’affaire à une autre date ou bien demander qu’on les lui fasse parvenir (un exemplaire est à donner à la partie adverse avec une copie du courrier d’accompagnement envoyé au Juge).