Décrocher un prêt immobilier même lorsqu’on est en mauvaise santé

Vous ne pensez pas que le fait de pouvoir acheter un logement devrait être un rêve accessible à tout le monde même lorsqu’on a des problèmes de santé ? Il est vrai que les problèmes de maladie chronique, de handicap ou si une personne a été victime d’un cancer autrefois, sont des situations qui peuvent mettre un frein et compliquer drastiquement l’accès à un crédit immobilier. Heureusement, il existe des solutions, car la loi a évolué. Désormais, il existe des dispositifs permettant de transformer ce genre de situation en une formalité simple à affronter. 

La convention AERAS comme passerelle vers l’emprunt 

Si la possibilité d’obtenir un prêt immobilier avec un risque aggravé de santé vous semble inatteignable, vous faites fausse route. Sachez que grâce à la convention AERAS, vous avez accès à un dispositif visant à faciliter l’accès à l’assurance emprunteur si vous êtes une personne dont l’état de santé complique les démarches classiques. Mais, savez-vous vraiment comment fonctionne un tel système ? Afin d’y voir plus clair, il faut savoir que 3 niveaux d’examen progressifs viennent analyser votre demande.

Premier niveau 

Il s’agit de passer un questionnaire de santé. Si tout se passe bien, l’assurance est tout simplement accordée. 

Second niveau 

Imaginons que votre demande soit refusée. Le second niveau organise un examen complémentaire bien plus personnalisé. 

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Troisième niveau 

Si malheureusement pour vous, le refus devait persister, il existe un pôle spécialisé en risque très aggravé dans lequel vous retrouvez des réassureurs. Leur rôle est d’étudier à nouveau votre dossier. Les 2 conditions les plus importantes pour bénéficier de l’AEREAS sont l’échéance du contrat d’assurance devant intervenir avant votre 71e anniversaire ainsi que la part assurée sur l’encours cumulé de prêt ne devant pas excéder 320 000 euros. 

 

Le droit à l’oubli pour tourner définitivement la page du passé médical 

Partons du principe où vous avez réussi à vaincre un cancer ou encore une hépatite C. Dans cette situation, la bonne nouvelle est que votre passé médical restera bel et bien confidentiel. Par ailleurs, le droit à l’oubli ayant été instauré par la convention AERASA a été renforcé par la loi Lemoine de 2022, qui de son côté, vous autorise à ne pas déclarer vos anciens problèmes de santé au moment où vous souscrivez une assurance emprunteur. 

Il existe bien sûr une condition pour bénéficier de cela. Il est question que dans les 5 années suivant la fin du protocole thérapeutique de votre maladie, vous ne soyez victime d’aucune rechute. Au-delà de ce délai, les maladies graves disparaissent officiellement de votre dossier médical pour l’assurance. 

La délégation d’assurance et les courtiers 

Il est toujours intéressant de faire jouer la concurrence. Certaines compagnies se spécialisent dans le profil à risque en proposant notamment des contrats spécifiques avec des garanties s’adaptant aux profils de chacun. Bien sûr, les tarifs sont très souvent plus élevés que la moyenne, mais la différence entre les assureurs peut atteindre parfois plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du prêt.

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C’est la raison pour laquelle, il peut être intéressant de vous tourner vers un courtier se trouvant en rapport avec des compagnies ouvertes au profil les plus complexes. Son rôle est de négocier les conditions pour vous, et de comparer les différentes offres présentes sur le marché. Avec lui, vous avez l’assurance de disposer d’une réponse rapide, claire, et surtout de bénéficier d’un contrat totalement adapté à votre situation réelle.